22.11.2009

Avec les riverains du quartier St Honoré et Henriville

 

img843.jpgSamedi dernier, une réunion de présentation du nouveau projet de logements sociaux s'est tenue sur dans locaux de l'OPSOM rue Gauthier de Rumilly en présence des élus locaux et du président du Conseil Général. Soucieux de la qualité de vie de nos quartiers, j'ai posé la question de l'accessibilité au nouveau lotissement et celle du stationnement au maire d'Amiens. Considérant qu'il s'agissait là d'un sujet secondaire, Gilles Demailly a du cependant répondre à près d'une dizaine d'intervention portant presque exclusivement sur les places de parking. Un sujet pas si secondaire manifestement !

Malheureusement les réponses sont restées floues et si l'on ne peut que se féliciter de la qualité du projet qui respecte autant le paysage urbain que le souci d'environnement (les allées de verdure et le parc sont pour le coup une belle initiative), on ne peut qu'être inquiet quand au déroulement des travaux et à la faiblesse des capacités de stationnement qui risquent de gêner considérablement les habitants des rues Le Mattre, Latour et Gauthier de Rumilly.

Si la mairie veut réduire le nombre d'automobiles en centre-ville, pourquoi avoir fait fermer les parcs relais et refuser d'ouvrir ceux du quartier de la Vallée ? Des solutions simples existent pourtant . Ainsi ai-je soulevé devant l'assistance la possibilité d'étendre le système du stationnement résidentiel qui a fait toutes ses preuves dans le quartier Sainte-Anne à l'ensemble des quartiers sud d'Amiens. Nous attendons encore la réponse.

 

12.11.2009

Devoir de mémoire

st-acheul1.jpgUn 11 novembre à Amiens

les cérémonies du 11 novembre gardent toujours cette émotion qui nous saisit dès que l'on repense aux sacrifices de nos aînés pour nous garantir la liberté. Cette année, la commémoration de la fin de la Grande Guerre avait une intensité particulière : les hymnes entonnés par les enfants des écoles d'Amiens renvoyaient en écho à la décision de faire de cette date le symbole de la réconciliation franco-allemande.

Au regard de la construction européenne, l'effort est louable et doit être encouragé. Il doit surtout l'occasion d'effacer des lieux communs. Le pire d'entre eux serait de se méprendre sur le sens même de l'engagement. Il n'y avait ni "fleur au fusil", ni "antimilitarisme" au cour de ce terrible été 14 mais le sentiment de faire "simplement" son devoir, celui du patriotisme défensif. Les discours bellicistes comme défaitistes étaient marginaux et s'effacèrent devant la conviction partagée que dans la Somme comme à Verdun c'était sa famille, son village, son pays, finalement une manière de vivre que l'on défendait.

Après le 11 novembre 1918, une autre idée reçue a la vie longue à propos des commémorations. Celle qui voudrait que l'on commémore la victoire (les premiers monuments ont été édifiés dès 1915 !), l'armée dans une forme de nationalisme revanchard et agressif. Les célébrations du 11 novembre sont, en fait, dès les départ, toute autre. Ce sont les civils qui sont à l'origine de ces manifestations, non pour manifester un triomphe, mais pour rappeler, notamment aux plus jeunes, le sens de leur sacrifice. La dimension civique est inhérente à la journée du 11 novembre et sans doute se trouvait déjà en germe une réflexion plus profonde sur l'avenir commun de l'Europe. La Révolution communiste de 1917 et les dictatures qui s'en suivront sur notre continent repousseront cette ambition.

Aujourd'hui, la journée du 11 novembre se veut tout autant civique que commémorative. C'est sur la compréhension de notre passé que se peut se dessiner notre avenir

09.11.2009

Un de plus !

Il y vingt ans, jour pour jour, alors que j'étais étudiant, nous apprenions, par la radio, l'un des évènements les plus importants de notre siècle : le mur de Berlin venait de tomber. Pas seulement un mur, c'est une frontière qui venait de s'abattre, une idéologie barbare qui se disqualifiait, un monde qui s'effondrait.


A vingt ans de distance, cette journée nous donne encore le vertige. Elle nous invite à ne jamais désespérer même lorsque l'on pense que tout est figé pour longtemps, même lorsque l'on se bat pour faire bouger les choses et que l'on a l'impression de se heurter aux nouveaux "murs" de l'immobilisme, du sectarisme et de l'arrogance.


Ce blog - un de plus me direz-vous ! - c'est un espace de liberté, de plus, de gagné. C'est d'abord votre espace : en lien avec les associations et les comités de quartier, il doit favoriser un véritable échange entre les acteurs, citoyens engagés comme simple riverains qui font vivre et bouger notre quartier.


Passionné de ma ville, c’est aujourd'hui, en tant que citoyen concerné par les transformations qui touchent notre quartier que je veux agir, que je veux proposer, que je veux discuter. Logement, sécurité, propreté, stationnement, qualité de vie, dynamisme des quartiers: il n'y aura pas de sujets tabous, pas de discours convenus mais des regards que j'espère riches, décalés parfois, votre opinion, vos attentes et vos espoirs.


Il s'agit de réconcilier les quartiers entre eux pas de les monter les uns contre les autres. Nous ne méritons pas les clichés dont on nous affublent, les caricatures dans lesquelles on nous enferme.



A nous de réinventer notre vivre-ensemble parce que notre canton, parce que notre ville le méritent.


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